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Historique de la région

Les pionniers de la région

Il y a un peu plus de 100 ans, ce coin du pays était sauvage et peu peuplé. Malgré que les compagnies forestières exploitaient les riches ressources des cantons de Lachute, de La Nativité, de Labelle, de l'Annonciation et de l'Ascension, très peu d'effort était déployé en faveur de la colonisation.

La Colonisation

Arrive le visionnaire et colonisateur zélé, le curé Antoine Labelle. Motivé par la menace de l'expansion protestante, le curé Labelle veut peupler de Canadiens français toutes les régions du nord et s'étendre même jusqu'au Manitoba.

Il voulait fonder une inexpugnable forteresse française et catholique. Il parcourt le dur paysage, dans un rayon de 200 km autour de Saint-Jérôme, pour désigner l'emplacement des futurs villages en fonction de la fertilité des terrains, des sources d'eau et du tracé de la ligne de chemin de fer dont il projette bâtir. Il fonde ainsi 29 cantons et ouvre 20 paroisses. En une dizaine d'années, il établit définitivement cinq mille colons.

Malgré des débuts souvent difficiles, ces braves colons, pour la plupart des familles pauvres, bénéficient de la bonté du curé, de sa générosité et de sa vision. Le curé Labelle ne se contente pas de voir ses paroissiens vivre d'une agriculture de survivance; de par ses connaissances précoces de l'ensilage et de l'utilisation des engrais, il veut les aider à exploiter et à rentabiliser leurs terres : il prévoit même l'exportation de produits.

Le curé Labelle voudrait aussi exploiter le sous-sol riche en minerai, développer les villes et les industries. Il pressent même qu'un jour, le tourisme sera une ressource importante pour la région. L'inauguration de la ligne Montréal-Saint-Jérôme en 1879, ce projet monstre auquel il a tant rêvé et pour lequel il a tant lutté, deviendra une contribution importante à la réalisation du développement, et éventuellement, du tourisme dans la région. En décembre 1892, le sifflement de la locomotive se fait entendre pour la première fois par les habitants de Saint-Jovite, mettant ainsi fin à leur isolement.

Le moteur économique de la région

En 1938, lorsque Joseph Bondurant Ryan, un jeune et riche Américain de Philadelphie, venu au nord pour faire la prospection d'or, s'est hébergé à l'auberge Gray Rocks, la situation des habitants de la région était précaire. L'usine d'alcool a fermé ses portes, l'étendue de bois de construction a été saignée à blanc, les scieries licencient leurs employés et le village est dans la misère. Le curé de la paroisse, le père Deslauriers, est sur le point de demander de l'aide financière au gouvernement provincial.

Par contre, le secours ne parvient pas de l'État. C'est Joe Ryan qui exauce les prières du bon père Deslauriers. Épris de la beauté de la majestueuse montagne ' des esprits ', l'Américain aurait fait son ascension accompagné de Harry Wheeler, le frère du propriétaire du Gray Rocks, et de Lowell Thomas, un journaliste américain. Rendu au sommet, en voyant la vue imprenable sur le paysage enseveli sous le manteau blanc de l'hiver, Jo Ryan aurait voué de transformer le domaine sauvage au pied de la montagne en village alpin de classe internationale.

Un an plus tard, grâce au travail ardu des hommes venus des fermes, des scieries et des camps de bûcherons de la région du lac Mercier, ainsi que de la détermination et de la ténacité de Jo Ryan et du père Deslauriers, le rêve se concrétise. En février 1939, Jo Ryan ouvre les portes de son village alpin, le Mont-Tremblant Lodge, dont l'architecture est inspirée du vieux Québec. Pendant plusieurs années, le village accueille un grand nombre de touristes venus des environs ainsi que de l'Europe et des États-Unis et jouit d'une solide renommée.

Le rêve se poursuit

En 1991, alors que le village alpin est au bord de la faillite, le plus important promoteur de centres de villégiature du Canada annonce qu'il se porte acquéreur du Mont-Tremblant Lodge et promet de poursuivre le rêve de Jo Ryan, celui de faire du Mont-Tremblant l'une des meilleures destinations loisirs au monde.

Dix ans plus tard, le Mont-Tremblant Lodge est transformé au prix de 850$ millions en le magnifique village piétonnier de Tremblant. Et dans les prochains dix ans, Intrawest compte ériger deux autres villages alpins sur les versants nord et soleil de la montagne.

L'évolution continue...

Malgré cette évolution, les pionniers de notre région ont veillé et veillent encore aujourd'hui à ce que le territoire demeure dans son état sauvage, car c'est la beauté et la pureté du paysage incroyable qui a séduit Joe Ryan, les colons français et les Amérindiens avant eux et qui continu encore aujourd'hui à enchanter tous ceux qui viennent faire du ski, de la randonnée, de la pêche, jouer au golf ou qui viennent tout simplement se reposer en bordure des grandes métropoles.

Les municipalités limitrophes

Les communautés limitrophes du Mont-Tremblant ont, elles aussi, leurs histoires à raconter et conservent avec fierté les monuments de leur passé.

Dans le village de Brébeuf, principal lien entre la région de l'Outaouais et le Mont-Tremblant, vous pourrez traverser le pont Prud'Homme. Ce pont couvert, situé sur la rivière du Diable, a été construit en 1918 et restauré en 1996.

À Huberdeau, village s'élevant sur les bords de la rivière Rouge, devant son nom au Révérend M. l'abbé Gédéon Huberdeau, l'une des attractions principales est son célèbre calvaire, commencé en 1892. Ce premier calvaire était simplement des croix de bois, mais en 1910, les Pères Montfortains ont fait venir de Vaucouleur en France, des statues d'environ 7 pieds de haut. Les croix de bois ont donc fait place à un magnifique calvaire en métal bronzé. On y retrouve aussi la Grotte Notre-Dame-de-Lourdes.

Dans le village de Saint-Faustin-Lac-Carré, deux attraits retiennent l 'attention, soit le Mont-Blanc, où vers 1935 monsieur Guy Dufour installa un tremplin en bois pour y organiser des compétitions de ski les fins de semaine et la cabane à sucre Millette, où depuis plus de 100 ans, quatre générations de la famille Millette ont perpétué la tradition d'un produit de chez nous, le sirop d'érable.

N'oubliez pas de visiter, lors de votre passage dans la région, le lac Supérieur, la porte d'entrée pour le versant nord de la station de ski de Mont-Tremblant, La Conception, un village paisible disposant d'installations sportives en plein air et le canton d'Amherst, érigé en septembre 1883.

Merci à Tourisme Mont-Tremblant pour cet essai historique.

 
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